En bref :
- Une offre d’emploi doit être datée, identifier l’employeur et décrire le poste, le contrat et le lieu de travail.
- Elle est rédigée en français lorsque le travail s’exécute en France.
- Les mentions de sexe, d’âge ou tout critère discriminatoire sont interdites, sauf exceptions prévues par les textes.
- Une offre discriminatoire expose à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
Offre d’emploi : la première vitrine de l’employeur
L’offre d’emploi est souvent le premier contact entre une entreprise et un candidat. Elle participe à ce titre à la marque employeur. Sa rédaction est encadrée : Entreprendre.Service-Public détaille les mentions attendues et celles qui sont prohibées.
Les mentions obligatoires
- La présentation de l’entreprise.
- L’intitulé du poste et la description des missions principales.
- Le type de contrat et sa durée (CDI, CDD, apprentissage).
- Les qualifications et l’expérience requises.
- Le lieu de travail.
- Les coordonnées et les modalités de candidature.
- La date de publication.
La langue de rédaction
L’offre est rédigée en français lorsque le travail s’exécute en France ou lorsque l’employeur est français.
Les mentions interdites
| Mention | Règle |
|---|---|
| Sexe du candidat | Interdite, sauf exceptions (artistes, mannequins) |
| Limite ou tranche d’âge | Interdite, sauf si un texte l’impose |
| Allégations fausses ou trompeuses | Interdites, qu’elles portent sur l’emploi ou sur les avantages proposés |
| Critères discriminatoires | Interdits (santé, religion et autres motifs protégés) |
La diffusion de l’offre
L’employeur choisit librement ses canaux : site de l’entreprise, réseaux sociaux, presse, cabinets de recrutement, salons. Le recours à France Travail n’est pas obligatoire.
Avant un recrutement externe, certains salariés doivent être informés du poste disponible, notamment les salariés à temps partiel qui souhaitent un temps plein et les salariés licenciés pour motif économique bénéficiant d’une priorité de réembauche.
Les sanctions
- Allégations fausses : 1 an d’emprisonnement et 37 500 euros d’amende.
- Discrimination : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
Et la rémunération ?
Le projet de loi sur la transparence des salaires prévoit que l’employeur communique la rémunération proposée ou une fourchette pendant le recrutement. Ce texte n’est pas encore adopté.
Après la publication
- Limiter les questions posées aux candidats aux informations qu’un employeur peut demander lors d’un recrutement.
- Conserver une trace de l’offre publiée et de sa date.
- Préparer les formalités d’embauche dès le choix du candidat.
Salaire, priorités internes et aide à la rédaction
Le salaire n’est pas encore une mention obligatoire
Selon la fiche d’Entreprendre.Service-Public, indiquer le salaire et les éventuels compléments de rémunération dans une offre d’emploi n’est pas obligatoire à ce jour. La fiche précise que cette mention pourrait bientôt être exigée, en raison de la directive européenne sur la transparence salariale.
Les priorités à respecter avant de publier
- Priorité d’accès au poste : elle concerne par exemple un salarié à temps partiel qui souhaite travailler à temps complet.
- Priorité de réembauche : elle bénéficie à un ancien salarié licencié pour motif économique. Elle est mentionnée dans sa lettre de licenciement et s’exerce pendant un an à compter de la rupture de son contrat.
Les outils disponibles
France Travail propose des outils d’aide à la rédaction des offres. Son utilisation pour la diffusion reste facultative.
Questions fréquentes
Quelles sont les mentions obligatoires d'une offre d'emploi ?
Une offre d’emploi doit présenter l’entreprise, l’intitulé et la description du poste, le type et la durée du contrat, les qualifications et l’expérience attendues, le lieu de travail, les coordonnées et les modalités de candidature. Elle doit être datée et rédigée en français lorsque le travail s’exécute en France.
Quelles mentions sont interdites dans une offre d'emploi ?
Une offre d’emploi ne peut pas mentionner le sexe du candidat recherché, sauf exceptions comme les artistes ou les mannequins, ni une limite d’âge, sauf si un texte l’impose. Elle ne doit contenir ni allégation fausse ou trompeuse, ni critère discriminatoire lié par exemple à la santé ou à la religion.
Quelles sanctions pour une offre d'emploi discriminatoire ?
Selon Entreprendre.Service-Public, une offre d’emploi discriminatoire expose à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Une offre comportant des allégations fausses est punie d’un an d’emprisonnement et de 37 500 euros d’amende.
Sources
- Entreprendre.Service-Public, Préparer et diffuser une offre d’emploi, fiche vérifiée le 2 octobre 2025, consultée le 4 octobre 2026.
